Applications

Quelles applications sont disponibles?

Notre système d'information géographique (SIG) actuel couvre le 19e et le début du 20e siècle. Ce site rend disponible quatre strates : 1825, 1846, 1880 et 1901-03. Toutes sont alignées au plan municipal de l’an 2000 et donc elles peuvent être analysées individuellement, ou comme un tout. Les rôles d’évaluation et les recensements sont intégrés aux strates de 1846, 1880 et 1901-03. Le strate de 1880 inclut aussi l’annuaire de Lovell.

En 1825 Montréal avait une population de 22 500, alors qu’en 1901 la ville comptait 270 000 personnes. Grâce à nos applications QGIS, vous pouvez analyser cette croissance rapide de diverses façons. Cependant, il faut d'abord les installer sur votre ordinateur; où les requêtes, analyses quantitatives, imprimés et modifications sont possibles. Vous pouvez même combiner de sous-strates et créer un plan inédit. Pour aller plus loin, il faut installer le programme Q-GIS et télécharger nos applications. Pour des instructions, sélectionnez Q-GIS sur la barre de menu d'à côté.

Ce niveau remarquable d’interactivité ouvre la porte à une créativité insoupçonnée, chose qui n’est pas possible avec nos plans interactifs pour la toile. Disponibles sous l’onglet plans, ils mettent en relief certain des résultats surprenants de nos recherches : dont l’importance des femmes comme propriétaires à la Belle Époque et le niveau, toute proportionne gardée, assez limité du surpeuplement selon le recensement de 1901. Vous pouvez également voir l’évolution du centre-ville au cours du 19e siècle ou visionner des vidéos qui expliquent nos applications du tournant de siècle. De plus, nous avons rendu disponibles des vidéos de certaines de nos communications récentes. D’autres aspects de notre infrastructure de recherche sont disponibles ailleurs sur la toile grâce à nos collaborations avec CIEQ à UQTR, SCHEMA à UQAM et la bibliothèque de géographie à McGill.


Nos plans QGIS entièrement interactifs

Adam 1825

Cette représentation remarquable de Montréal, alors un centre régional de production artisanale et d’échange avec ses 22,500 habitants, fut le travail d’un officier britannique John Adams. Depuis 1817, les murailles ont cèdé place aux squares, boulevards et emplacements d’un centre-ville bourgeois. Dans les faubourgs populaires, le développement suit les routes principales les reliant à une compagne prospère. L’étendue du plan hors les limites propres de la ville s’explique par l’ouverture récente du canal Lachine. Diverses sources traitant cette période, mais non-reliées au plan, sont disponibles sous le rubrique bases de données en haut.

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Cane 1846

Ce plan commercial d’une ville de 45 000 habitants faisait partie intégrale d’une spéculation immobilière à la veille de l’industrialisation. L’allotissement effrèné et les villas luxueuses remplacent les fermes et jardin potagers de 1825. Le panorama de Dawson, lequel orna le plan original, de même que plusieurs de nos images graphiques, souligne la croissance des valeurs foncières et le surpeuplement de la ville. Vous pouvez analyser cette inégalité croissante à travers des « bouts de rues » reliés au rôle d’évaluation et au recensement et par la réponse de la municipalité à la grande conflagration de 1852.

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Goad 1880

Ces cinq applications G80 utilisent comme base notre edition rectifiée de l'atlas de Charles E. Goad & Co.

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L'environnement bâti de Montréal en 1880.

Voici le premier de cinq plans créé à partir de l'atlas Goad de 1880. Il met en relief les matèriaux utilisés : briques ou pierres, charpentes en bois, matériaux mixtes. Toutes les portes cochères et porches sont identifiés. Nous avons ajouté des sous-strates qui montrent les institutions principales par fonction et par religion, les propriétaires, de même que l’évolution des voies de tramway privées.

G80: Propriété

Le rôle d’évaluation fournit l’identité des propriétaires. Ils sont surtout des hommes. Les valeurs immobilières varient beaucoup. Les écoles publiques sont financées par des taxes foncières, ainsi la religion de propriétaires importe. Les sociétés anonymes furent classées « neutre » et leurs taxes furent réparties entre les commissions en fonction du nombre d’élèves respectif et non de la population servie. Deux tiers de la population furent catholique. La galerie montre diverses pistes analytiques pour mieux comprendre les rouages de la propriété.

Occupants selon le rôle d'évaluation.

Cette application relie 20,527 hommes et 2,924 femmes aux 25,457 unités domiciliaires dont 1,887 furent identifiés comme vacant. Pour chacun et chacune, nous disposons de leurs noms et prénoms et souvent de leur profession, de leur état civil et, surtout pour les veuve, de leur nom de fille. Des jumelages forts intéressants sont possibles, notamment en ce qui concerne les types de logements. On voit aussi où se trouvent les 5,177 unités payant un taxe d’affaires. Ces deux grandes catégories sont classées sur une échelle de cinq rangs selon le loyer annuel. Les personnes qui payent une taxe pour leur cheval ou leur taverne sont égalment identifiées.

L’annuaire de Lovell.

Ici on voit les 34,650 adresses à Montréal que contient cet annuaire. Bien que plusieurs individus aient fourni leurs lieux de travail et de résidence, pour la plupart des gens il s’agit d’une résidence. Malgré les similitudes évidentes avec le rôle d’évaluation, il faut noter que chez Lovell on ne se limitait pas au seul chef de foyer, donc l’intérêt d’une analyse de la densité. La galerie contient plusieurs graphiques démontrant comment aborder cette source.

Le recensement de 1881.

Les recensements ne contiennent pas d’adresses, cependant nous avons réussi à placer 80% des 133,000 personnes recensées. Nous présentons cette masse d’information sous diverses rubriques : d’abord par sexe, ensuite selon le statut professionnel, et pour les 8,976 étudiantes et les 9,246 étudiants selon l’âge. Ici, la densité fait un contraste intéressant avec l’annuaire de Lovell. Nous avons bénéficié de la collaboration de Brian Young en ce qui concerne l’enterrement des protestants pauvres, et de Roderick MacLeod et Mary Anne Poutanen pour les élèves du High School of Montreal. Ces contributions ajoutent la complexité à l’apparente singularité protestante visibles dans les données par division de recensement.

Au tournant du vingtième siècle

Les rapports propriétaires/locataires en 1901.

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Cette application relie notre base de données des chefs de foyers du recensement de 1901 aux propriétaires de Montréal en 1903. Montréal fut alors la ville ayant le plus haut taux de location en Amérique de nord. Moins d'un foyer sur cinquante fut simple propriétaire. Cette application facilite l'analyse de trois types de propriétaires: les propriétaires simples, les rentiers et les rentières; et les propriétaires co-résidents. Les rentiers ou les rentières possédaient leur propre maison en plus de propriétés à revenu. Les propriétaires co-résidents habitaient leur propre logement dans un duplex ou triplex qu'il partagait avec leurs locataires. Un tiers de ces propriétaires co-résidents avait d'autres propriétés à revenu, souvent dans le même quartier. Cette application distingue entre les propriétés résidentielles, les autres propriétés à location et les propriétés vacantes.

Les femmes sont propriétaires d'un quart de tous les logements louer et cette application vous permet de faire une analyse approfondie de ce phénomène surprenant des rapports sociaux et de genres d'alors. La vérification si le proprio résidait sur une de leurs propriétés était effectuée manuellement, aidée par ordinateur. Vu les deux ans entre la confection de ces sources, la caution est de mise. Il est difficile d'interpréter le sens d'un si grand nombre de propriétaires qui n'habitent pas chez eux selon le recensement. Néanmoins, il est clair que le proprio au rez-de-chaussée est plutôt un mythe urbain. Moins d'un foyer de locataires sur six habitait le même bâtiment que leur propriétaire. Il semble que la propriété fut davantage une valeur d'échange qu'une valeur d'usage at la propriété fut un simple investissement. Veilliez consulter le vidéo de notre présentation à l'IHAF en 2023 pour plus de détailles.

À qui appartient Montréal en 1903?

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Ceci est une révision significative de l'application publiée en 2021. Elle fut basée sur le rôle d'évaluation publié par la ville en 1904, alors que cette application intègre des informations additionnelles venant du rôle d'évaluation de 1903 en ligne. Ces informations concernant les adresses et les titres socioprofessionnels des propriétaires nous ont souvent permis de distinguer entre les proprios ayant le même nom. L'application fournie les détailles sur chaque propriétaire des 19,985 lots en ville. Montréal avait très près de 300,000 habitants, mais la ville appartient à seulement 11,150 personnes, dont un tiers des femmes, 283 compagnies, 205 institutions et huit instances gouvernementales. Pour la première fois, on intègre des informations venant du recensement de 1901. Le nombre de foyers et le genre de leur chef ou cheffe de foyer est fournis pour chaque propriété. Les trois indicateurs de résidence fournis sont: l'adresse selon le rôle d'évaluation en ligne, si le rôle d'évaluation indiquait que cette propriété fut la résidence du proprio, et si selon le recensement il ou elle y résidait. De plus, l'application facilite l'analyse de la ségrégation religieuse et de la valeur des terrains. Veilliez consulter le vidéo de notre présentation à la SSHA en 2023 pour plus de détailles.


L'évolution du centre-ville

Un plan du centre-ville en 1825 se trouve à votre gauche. Si vous utilisez Firefox, cliquez sur le plan pour le faire agrandir. Vous pouvez également comparer ce paysage pré-industrielle avec le centre-ville de 1846 et 1880 en cliquant sur les dates ci-dessous. Les systèmes d’information géographique imposent une orientation dite standard, avec le nord en haut. Or les Montréalaises et les Montréalais ne voient pas leur ville de cette façon, et cette réorientation prend un temps certain avant de s’habituer.

Place d'Armes avec deux Notre Dames en 1828En 1825, la nature définit les contours du centre-ville. Les hauts-fonds, ici en bleu pâle, restreignent l’accès au port et expliquent la localisation des quais à la pointe à Callières. Les ruisseaux partiellement canalisés et hautement pollués marquent les limites de la vieille ville. Un système d’aqueducs, représenté par les lignes rouges, dessert plusieurs des rues majeures et certaines rues mineures, de même qu’un réseau de bombes fontaines. John Adams identifia trois types de bâtiments : les édifices publics, ici en magenta; les résidences, en rouge; et les dépendances, en brun pâle. Plusieurs des lots vacants en vert pâle auraient été des jardins potagers ou des vergers. L’aquarelle de Robert Sproule sonne un bémol. L'image date de 1828 et démontre clairement que l’ancienne église Notre Dame continua d’occuper la place d’Armes même si elle fut complètement absente du plan Adams.

Par 1846, la population de la ville avait doublée et l’occupation du sol au centre-ville fut nettement plus dense. Même si James Cane ne classifia pas les bâtiments, on sait par d’autres sources que le quartier ouest, en bas de la carte, fut un centre de production artisanale important, alors que le quartier est, en haut, fut davantage résidentiel. Les édifices publics se concentrent au quartier centre, avec une exception majeure. Le parlement canadien occupe l’ancien marché Ste-Anne près de la pointe à Callières.

Extrait de panorama de Duncan avec le cure-m?leAvec le plan de Cane, on voit comment les limites naturelles à la croissance urbaine furent vaincues. Au-delà de deux miles de quai allongent le fleuve, et le dragage du havre et du St-Laurent avait commencé. D’ailleurs, le vaisseau énorme qui domine cet extrait de panorama, qui orna le plan de Cane, fut un cure-mûle. Un contraste évident et si historique avec le canoë d’avant-plan. Les ruisseaux autour du centre-ville sont tous disparus souterrains dans les conduits de briques, alors que les anciens jardins potagers et vergers des faubourgs sont allotis.

Le centre-ville de 1880 est le capital industriel, commercial et financier du nouveau Dominion de Canada. L’occupation du sol est beaucoup plus intense et la population résidente de ce quartier d’affaires est en déclin. Ailleurs, la population de la ville a triplé depuis les années 1840s. Un chemin de fer et des quais nouveaux séparent le centre-ville du fleuve. Brique et pierre, ici en rose, dominent l’environnement bâti, alors que les bâtiments en bois, en brun pâle, ne sont visibles qu’en banlieue. Les quelques édifices hachurés sont de construction mixte.

Ce qui remplace l'Hôtel DieuSur ce plan, vous voyez notre sous-strate d’institutions diverses : les églises sont magenta; les autres bâtiments religieux sont pourpres foncé; les édifices gouvernementaux sont rouges; les écoles sont vert pâle; les marchés sont vert foncé; la garnison est grise; les institutions charitables sont bleu foncé; et les lieux ludiques sont bleu pâle. Symbole des changements, deux des trois grandes propriétés appartenant aux ordres religieux féminins, si remarquables sur les plans d’Adams et de Cane, ont été transformés en complexes commerciaux.



Comment installer Q-GIS

D'abord, sélectionnez l’édition que vous voulez télécharger du site de Q-GIS. Installez le programme selon leur instructions. Cliquez sur applications à la barre de menu d’à côté, et téléchargez les fichiers. Après avoir décompressé ces fichiers, ouvre le dossier et activé l'application de votre choix. N'oubliez pas que si vous faites des modifications aux programmes et ensuite les enregistrent, vous modifiez le programme initial, alors il est récommendé de les enregistrer sous un nom différent.

Guide

Il y a un manuel en français disponsible au site de la consortium Q-GIS, mais le meilleur guide pour ceux et celles qui s'intéressent à l'histoire reste les quatre léçons sur Programming Historian, lesquels n'ont malheureusement pas encore été traduits en français.



Nos logiciels désuets

Thumbnail Place d'Armes, 1825Nos applications ArcExplorer créées entre 2003 et 2013 ne fonctionnent plus depuis un changement au code Java en 2015. Alors que nos logiciels pédagogique dévelopés depuis 1995 ne fonctionnent pas sur des ordinateurs de 64 octets. Si vous êtes interessé pas ces tentatives pionnières en sciences humaines numériques contactez nous.